Quelques jours magiques à l’Hôtel de Ville de Paris
Avant même que les premières épreuves ne commencent, j’ai eu la chance d’être sélectionné pour animer le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, premier lieu parisien à ouvrir ses portes pour célébrer les JO. Ce lieu emblématique s’est transformé en grande fan zone festive, avec des activités sportives, des animations collectives et une terrasse accueillant les visiteurs du monde entier.
Mon rôle ? Présenter les animations, interviewer les intervenants, donner le rythme à la journée, et surtout, faire vibrer le public. Le rythme était intense, mais l’énergie sur place était incroyable. J’étais entouré d’une équipe de coordination ultra-pro, ce qui m’a permis de me concentrer à 100 % sur ma mission : créer du lien avec le public.
Et puis il y a eu le concert d’ouverture… C’était la première fois que j’animais un concert ! Jungeli, Eva, Poupi, The Avener… des milliers de spectateurs, une scène géante, et moi au micro. Un souvenir inoubliable. Un moment de tension aussi : un souci technique entre deux artistes, mon toppeur me demande de combler. J’improvise un jeu avec le public… carton plein ! L’ambiance était telle que j’ai filmé la fin du moment – une vidéo que je garde précieusement.
Ce jour-là, je savais que dans trois jours, je quitterais ce lieu pour vivre quelque chose d’encore plus grand.
Bercy, les Jeux, la gymnastique et l’Histoire
Direction l’Accor Arena (Bercy) pour un tout autre décor : la scène olympique de la gymnastique. J’ai eu l’immense honneur d’être l’annonceur officiel français pour toutes les disciplines de la gymnastique olympique :
- GAF (Gymnastique Artistique Féminine)
- GAM (Gymnastique Artistique Masculine)
- GR (Gymnastique Rythmique)
- Trampoline
Mon rôle était clair : présenter les athlètes, expliquer le déroulé au public, annoncer les résultats et les remises de médailles, et faire monter l’ambiance dans l’arène. J’étais le seul speaker francophone de l’équipe : toutes les annonces en français, toutes les animations côté public me revenaient.
L’ambiance dans la salle était incroyable. Il y avait des passionnés de gym, mais aussi un public curieux, parfois novice. J’ai donc pris le temps, à chaque début de session, d’expliquer les agrès, les règles, les temps forts à venir. Je voulais que tout le monde comprenne et vive ce moment à fond.
Et puis il y a eu les stars. Simone Biles, Kaylia Nemour, et tant d’autres… J’ai eu le privilège de présenter des légendes en direct, devant des milliers de spectateurs.
Anecdote : ma voix, lorsque je présente Simone Biles, apparaît dans son documentaire Netflix. Un frisson rien que d’y penser.
Mais le moment le plus fort, c’est sans doute la médaille de Kaylia Nemour. Elle obtient une note incroyable après une compétition intense… J’étais en train de me filmer pendant que je la présentais. Cette vidéo, postée sur Instagram, a explosé : plus de 3 millions de vues. Mon téléphone vibrait en continu, j’ai dû désactiver les notifications.
Une expérience qui transforme
Être speaker officiel aux JO, dans une salle comme Bercy, c’était un aboutissement. J’ai beaucoup travaillé pour en arriver là. Et ce n’a pas toujours été facile : à cause de mon jeune âge, on m’a parfois refusé des championnats nationaux. Mais là, à 22 ans, j’étais le plus jeune speaker des JO, et j’y étais parce que mon expérience et ma passion ont parlé.
Je me souviens d’une phrase du producteur le premier jour des répétitions :
"On est tous humains, on a tous le droit à l’erreur… mais pas aux JO."
Cette exigence, je la partage. Mon métier demande de la concentration, de la rigueur, du respect pour les athlètes et pour le public. C’est ce que j’ai essayé de donner à chaque prise de micro.
Ce que j’en retiens
Professionnellement, j’ai appris à travailler au sein d’une vraie équipe de production, et ça m’a changé. J’ai toujours été multitâche sur les événements : coordonner, improviser, animer. Là, j’étais speaker, rien d’autre, et c’était un vrai luxe. Ça m’a permis de me concentrer à 100 % sur ce que j’aime et ce que je sais faire : animer avec précision et passion.
Personnellement, cette expérience m’a confirmé que j’étais à ma place. Elle m’a donné confiance, des idées, des projets. Je me suis dit :
"Si je vis ça à 22 ans… qu’est-ce que je vivrai à 40 ?"
Et maintenant ?
Les JO de Paris 2024 resteront à jamais une étape clé de mon parcours. Mais ce n’est qu’un début.
Pourquoi pas les JO d’hiver ? Ou Los Angeles 2028 ?
L’avenir me le dira.
En attendant, je continue d’animer tous types d’événements avec le même engagement :
fédérer, transmettre, faire vibrer.
Merci à tous ceux qui m’ont fait confiance.
Et à ceux qui cherchent un animateur micro passionné, expérimenté et prêt à tout donner…
👉 Je suis là.